Douce perception d'un bruit devenu familier
Une effluve subtile venant me frôler discrètement
Je m'empare d'une mystérieuse envie singulière
Me voila, déambulant telle une âme errante
Soudainement je m'arrête et m'installe sur le pavillon d'une église abandonnée aux mains des vignes rampantes et montantes
*
**
***
Et j'écoute, à nouveau me parvient ce son
Tellement léger et pourtant tellement distinct
La pluie de mon âme se met à tomber
Le brouillard de ma tête se dissipe
Une mélancolie me submerge
Les larmes coulent et s'incrustent dans mes joues, je les vois sinuer sous ma peau devenue blême
*
**
***
Sans m'en rendre compte, je me suis remise en marche
J'avance, attirée, magnétisée, omnibulée inconsciemment
Et je vois enfin, je peux nommer ce bruit
Je sais à présent ce qu'est cette douceur, cet impact coton
Car je surprends que cela provient de l'heurt du sol et de roses